La restauration est un secteur qui séduit. Si certains enregistrent un taux de croissance plus ou moins faible, d’autres sont tentés de se lancer dans l’aventure et d’ouvrir un restaurant. L’une des questions les plus courantes et importantes est de savoir comment réunir les fonds nécessaires .

L’apport personnel

fonds pour ouvrir un restaurant 1Ce type de financement convient pour un restaurant de petite envergure . Il s’agit d’investir son épargne dans le projet, et le montant ainsi versé devient le capital social du restaurant. On s’en sert également pour combler tous les besoins en liquidités. L’apport financier peut aussi se présenter sous forme de biens mobiliers ou immobiliers. Dans le cas d’un emprunt bancaire, un apport personnel, à hauteur de 30%, est exigé.

Le love money

Le love money, ou textuellement argent de l’amour, est un apport réalisé par les membres de la famille, le conjoint ou les amis. Il sert à compléter l’apport personnel, à lui donner plus de poids et, par conséquent, à rendre le projet plus rassurant aux yeux des établissements bancaires.

A travers le love money, les donateurs ne recherchent aucune rétribution financière. L’emprunteur doit cependant tenir compte du fait qu’en cas d’échec du projet, et en fonction du montant de l’apport réalisé, les relations entre les donateurs et l’emprunteur peuvent se détériorer.

L’emprunt bancaire

fonds pour ouvrir un restaurantC’est la forme de financement à laquelle il est souvent fait recours, et ce malgré lespesantes formalités à remplir, surtout concernant les garanties et cautions à fournir.

Même s’il n’existe pas de forme d’emprunt bancaire spécifique pour le métier de la restauration, les établissements bancaires ont mis en place les prêts brasseurs. Il s’agit d’une facilité de trésorerie, un mécanisme par lequel la banque avance le paiement d’un fournisseur, laissant ainsi au professionnel une marge convenue pour s’acquitter de ses dettes.

Le crowdfunding

Le crowdfunding, également appelé financement participatif, est une méthode de récolte de fonds qui connait de plus en plus de succès depuis les dix dernières années. Réalisée via internet, cette méthode revêt trois formes, à savoir le don parfois assorti d’une récompense, le prêt participatif, qui génère des frais, et l’investissement participatif, qui confère le statut d’actionnaire.

Des plateformes spécifiques permettent de lancer les campagnes de financement. Outre les 6.000 euros en moyenne que l’on peut gagner, cette méthode permet aussi de créer un réseau de soutiens ou d’échanges.